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Comment l'IA booste le journalisme ?

Comment l'IA booste le journalisme ?

Les programmes sont faits pour résoudre des problèmes et automatiser des tâches. Source de risque pour les uns, et solution ingénieuse pour les autres, plusieurs secteurs seront touchés par l’Intelligence Artificielle (IA),

Quelques-unes ont toutefois plus de mal à s’impliquer et s’adapter. C'est le cas du journalisme.

Des articles « sans biais humains » ?

Knowhere News utilise l’intelligence artificielle un peu différemment. Elle sert tout d’abord à identifier les sujets les plus populaires du moment sur la toile. Les sources présélectionnées sont toutes des sites vérifiés. Néanmoins, elles ne sont pas priorisées de la même manière, selon un indice de confiance : l’IA accordera ainsi plus de poids à un article du New York Times qu’à celui d’Infowars. Pour éviter la propagation de fausses nouvelles, Knowhere a fait le choix de ne pas prendre en considération les déclarations faites sur les réseaux sociaux et l’IA ne choisit un sujet que si au moins cinq sources vérifiées ont déjà publié sur cette histoire.

Vient ensuite la phase de rédaction automatique de l’article « sans biais humains », qui se concentre sur les faits corroborés par plusieurs publications. Ce processus prend aujourd’hui entre une et quinze minutes. Deux éditeurs relisent ensuite le billet et en améliorent la grammaire (ce qui permet au passage à l’algorithme de progresser). 

Quelles nouvelles taches journalistiques sont rendues possibles par IA ?

Détection  des informations médiatiques : Elle sert tout d’abord à identifier les sujets les plus populaires du moment sur la toile. Une fois le thème sélectionné, l’IA va parcourir plus d’un millier de sources différentes et créer une base de données du sujet en question.

Détection des Fake News : Les faux articles ne sont pas nouveaux, mais le problème qui se pose n’est pas tant que les gens ne font plus confiance aux médias, mais plutôt qu’ils font confiance à n’importe quelle fake news. Les outils utilisant l’IA permettent de les générer en quelques secondes par ordinateur : Vérification de l’information (vérification de l’authenticité, analyse des métadonnées, comparaison des informations avec la banque des données) 

Là encore, le programme n'est pas la solution miracle, la plupart des initiatives et des outils fonctionnent en combinaison avec les humains, dont la capacité d'analyse et de vérification des sources, ne serait-ce que par un simple coup de fil, dépasse encore celles des robots. Pour optimiser la recherche, les programmes peuvent simplement être entraînés avec les données du taux de clic sur un contenu. Cette technique ne fonctionne pas pour la détection de fake news. Ici, les jeux de données pour entraîner les programmes à la détection de fake news doivent être codés par des fact-checkeurs humains.

Et le Journaliste dans tout ça ?!

De nombreux journalistes craignent cependant cette technologie. Et naturellement, ils ne veulent pas que leur travail devienne obsolète.

Les journalistes humains continueront d'être nécessaires. A long terme, les algorithmes de rédaction pourront permettre aux journalistes de se recentrer sur l’écriture de reportages et d’entretien, des formes d’écriture qui impliquent davantage leur subjectivité.

Aujourd’hui, les robots journalistes sont capables de reproduire les techniques de tri, de recherche et de sélection de l’information. Ils ne sont cependant pas suffisamment aboutis pour adapter le style d’écriture d’un journaliste humain ! Ni ses capacités d’analyse, de réflexion, de définition des objectifs spécifiques et de recoupement de l’information.